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reconversion de patissier à photographe (1)

De la pâtisserie à la photographie : l’histoire d’une reconversion passionnée

De la pâtisserie à la photographie : l’histoire d’une reconversion passionnée

Je m’appelle Jérôme, je suis photographe professionnel en Dordogne, et… quoi ?! Vous l’aviez deviné ?! Vous êtes curieux d’en savoir un peu plus sur moi ? Hihi, allez, je vous raconte tout.

Je suis né un soir d’été 1983 à Libourne ( non ?, je ne remonte pas  si loin ? 😉). Ce que vous devez savoir, c’est que mon parcours vers la photographie n’a pas été direct. C’est une histoire de passion, de fatigue, d’alignement des planètes… et surtout, une vraie croisée des chemins.

La pâtisserie, mon premier amour

Avant de déclencher des appareils photo, je maniais fouets et maryses. Et oui, mon aventure professionnelle a commencé derrière les fourneaux : CAP et BEP cuisine en poche, j’ai rapidement bifurqué vers ce qui me faisait vraiment vibrer à l’époque – la pâtisserie.

J’ai obtenu mon CAP pâtissier en un an, puis une mention complémentaire chocolatier-confiseur à Bayonne. J’ai travaillé dur, je suis devenu chef pâtissier assez rapidement. Créer de beaux et bons gâteaux, jouer avec les textures, les couleurs, les formes… quelque part, il y avait déjà ce besoin d’expression artistique ainsi que technique. J’étais très intéressé par la technique, la  » science », comprendre les interactions entre les ingrédients, les températures, les molécules…,  Mais la réalité du métier est exigeante : les nuits, les week-ends, les fêtes, les horaires décalés… et très peu de moments pour soi, ou pour sa famille.

Un déclic en vacances

Et puis un jour, l’été arrive. Ma femme et moi partons en vacances sur la Côte d’Azur. Ne m’étant jamais intéressé à la photo, forcément, je n’avais pas d’appareil photo sous la main pour ramener des souvenirs… mais mon papa, passionné d’appareils, me prête le sien. Un reflex, un vrai. Un gros « truc » plein de boutons… auquel je ne comprenais rien !

Je l’ai allumé, après avoir défait mes valises, sans trop savoir ce que je faisais. Et pourtant… lors d’une balade, j’ai commencé à observer la lumière. Les ombres, les reflets, les contrastes, les couleurs du soleil couchant… j’étais happé. Ce n’était pas juste des souvenirs de vacances. C’était une manière de voir le monde différemment. Quelque chose s’est allumé ce jour-là. J’étais piqué.

Une passion dévorante

De retour à la maison, j’ai craqué au bout de quelques semaines : je me suis offert mon premier reflex. Et là, c’est tout de suite parti pour des heures et des heures de lecture, apprendre, tester, recommencer. Je voulais comprendre comment ça marche. Les ISO, les ouvertures, les focales… Je lisais tout, je testais tout. J’avais soif de connaissance.

J’ai exploré des tas de domaines : la macro, les paysages, les longues poses, les photos de nuit, les effets créatifs… J’ai même démonté un appareil pour le transformer en boîtier infrarouge ! Tout m’intéressé ! C’était aussi pour moi la clé de la compréhension, voir différents sujets avec différentes contraintes pour voir comment tout s’imbrique.

Un tournant décisif

Et c’est là qu’arrive l’alignement parfait.

À cette période, je traverse une grosse fatigue liée au métier de pâtissier. Le rythme est rude. Je suis devenu papa, mais je ne profite pas de mon fils comme je le voudrais. Je suis toujours au boulot. Et je commence à me demander : est-ce que je veux vraiment continuer comme ça ?

Et là, les signes s’enchaînent. D’abord, je gagne un concours photo lancé par le photographe de mariage Xavier Navarro, sur le thème « photo au flash » (je vous montre la photo à la fin de ces quelques lignes). Ensuite, la ville de Bordeaux achète une de mes photos de nuit du pont de pierre (le pont Napoléon) pour en faire la couverture d’un livre de l’office du tourisme. ( je vous met également la photo )

C’est là que je me dis : mes photos plaisent. Et si cette passion devenait un métier ? J’en parle à ma femme, à mes proches. Leur soutien est immédiat. Alors…

Je plaque tout, et je me lance

Du jour au lendemain, juste après Noël, je quitte la pâtisserie. Sans filet, sans expérience dans le portrait. Mais avec l’intuition profonde que c’est là que je dois aller. Comme une évidence.

Je crée mon entreprise de photographe professionnel fin 2015, avec une idée claire : me consacrer à ce qui m’émeut le plus profondément : la vie, sous toutes ses formes. La grossesse, la naissance, les bébés, la famille… ce sont ces instants-là qui me parlent, qui m’émeuvent, que j’ai envie de sublimer en images. Parce qu’ils sont uniques. Parce qu’ils passent vite. Parce qu’ils méritent d’être capturés.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je vis de ma passion. Chaque séance est pour moi une rencontre, une histoire à raconter. Je vous accueille dans mon univers, que ce soit en studio ou en pleine nature. Je suis photographe en Dordogne très proche de Périgueux, Bergerac . Mon parcours est atypique, mais je crois qu’il m’a donné une vraie sensibilité à la lumière, aux détails, à l’émotion.

Alors voilà, vous savez tout (ou presque). D’un reflex prêté à des photos primées. D’un gâteau au chocolat à un cliché de bébé dans un bain de lait. D’un rythme éreintant à une autre vie éreintante mais pleine de sens.

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